GR20 en 10 jours en tente : itinéraire, étapes et bivouac

Le GR20, ce GR mythique qui traverse la Corse du nord au sud ! Si vous êtes ici, c’est que vous en avez sûrement déjà entendu parler. Le GR20 est réputé pour être l’un des GR les plus durs d’Europe, mais également l’un des plus beaux ! Dans cet article, je vous propose de faire le GR20 en 10 jours en tente. Vous trouverez l’itinéraire détaillé, les différentes étapes, les endroits où dormir et se ravitailler, mes conseils et mes astuces pour randonner en autonomie ainsi que mon avis sur ce trek.

🥾 Qu’est-ce que le GR20 ?

Le GR20 est un célèbre sentier de grande randonnée situé en Corse. Il traverse l’île du nord au sud sur environ 180 km. Il est considéré comme l’un des treks les plus difficiles d’Europe, mais également l’un des plus beaux. Le parcours offre des paysages magnifiques avec des montagnes, des lacs et des forêts.

📅 En combien de temps faire le GR20 ?

Le GR20 est composé de 16 étapes au total. Vous pouvez donc réaliser le GR20 en 16 jours à un rythme tranquille pour avoir le temps de profiter, ou en moins de jours en doublant, voire triplant les étapes.

Généralement, un bon marcheur va le faire en moyenne entre 12 et 14 jours et un marcheur très expérimenté entre 9 et 11 jours. Si vous souhaitez réaliser un challenge sportif, vous pouvez tenter de faire le GR20 en 7 ou 8 jours. Et pour finir, certains traileurs font le GR20 en courant en 3 à 6 jours.

Pour ma part, j’ai réalisé le GR20 en 10 jours et ce n’était pas de tout repos. J’avais une moyenne de 8 à 10 h de marche et je marche d’un bon pas. Pour information, j’ai l’habitude de marcher, j’ai notamment traversé la Nouvelle-Zélande à pied, seule, en autonomie avec ma tente.

À vous de voir et de définir votre nombre de jours sur le GR20 en fonction de vos envies, si vous souhaitez profiter ou, à l’inverse, dépasser vos limites !

Dans tous les cas, dans cet article, je vous propose de réaliser le GR20 en 10 jours.

⛺ Comment faire le GR20, en tente ou en refuge ?

👉 Les refuges d’étape

Comme je le disais précédemment, le GR20 est composé de 16 étapes. À chaque étape, il y a un refuge d’étape. Chaque refuge propose 3 possibilités d’hébergement : en dortoir, en tente (mise à disposition par le refuge, avec le matelas, vous devez apporter votre duvet) ou en bivouac (mise à disposition d’emplacements pour les trekkeurs qui ont leur propre tente).

Attention, il faut impérativement réserver à l’avance (au moins 1, voire 2 mois avant) directement sur ce site, que ce soit en dortoir, en tente ou en bivouac.

Voici les prix :

  • En dortoir : 20 €.
  • En tente : 27 €.
  • En bivouac : 12 €.

Liste des refuges d’étape sur le GR20 :

  • Paliri
  • Ortu di u Piobbu
  • Carrozzu
  • Asco Stagnu
  • Tighjettu
  • Ciottulu di i Mori
  • Manganu
  • Petra Piana
  • L’Onda
  • Capannelle
  • Prati
  • Usciolu
  • Asinau

👉 Les bergeries

Sur le GR20, il existe également quelques bergeries où il est possible de dormir en lit, en tente ou en bivouac. Cependant, contrairement aux refuges d’étape, il n’est pas nécessaire de réserver, notamment si vous dormez en tente (je vous recommande de réserver si vous souhaitez dormir dans un lit).

Les bergeries sont une très bonne alternative si vous n’avez pas réussi à avoir de places disponibles dans les refuges d’étape, mais également si vous voulez dormir en plein milieu d’une étape pour faire des journées plus ou moins courtes ou longues.

Personnellement, je préfère les bergeries, l’ambiance y est plus familiale et elles proposent des plats rassasiants, revigorants et délicieux.

Liste des bergeries sur le GR20 :

  • Bergerie de Ballone – entre Tighjettu et Ciottulu di i Mori.
  • Bergerie d’Inzecche – entre Ciottulu di i Mori et Manganu.
  • Bergerie de Matalza – entre Usciolu et Asinau.
  • Bergeries de Basseta – entre Usciolu et Asinau.
  • Bergerie d’I Croci – entre Usciolu et Asinau.

👉 Les campings

Il existe également des campings sur le GR20. Vous n’avez pas besoin de réserver à l’avance. Ils proposent des tentes avec matelas et des emplacements si vous avez votre propre matériel de camping.

Liste des campings sur le GR20 :

  • Camping de Calenzana
  • Camping Alzarella à Vizzavona
  • Camping du Col du Verde
  • Camping La Tonnelle à Conca

👉 Le camping sauvage sur le GR20

Le camping sauvage sur le GR20, et en Corse en général, est interdit car il s’agit d’un grand parc naturel régional. Ainsi, vous pouvez poser votre tente uniquement sur les aires de bivouac autorisées proposées par les refuges d’étape, les bergeries et les campings.

🤔 Faire le GR20 du nord au sud ou du sud au nord ?

C’est la question que tous les randonneurs se posent avant de commencer le GR20.

Il faut savoir que la partie la plus technique est au nord et la plus roulante au sud. Certains randonneurs préfèrent commencer par le plus facile pour se mettre en jambes et finir par le plus difficile et ainsi optent pour faire le GR20 du sud au nord. D’autres trekkeurs préfèrent attaquer par le plus technique car ils estiment avoir plus d’énergie au début du trek.

À savoir aussi que vous avez le soleil de face du nord au sud et dans le dos du sud au nord.

Personnellement, j’ai fait le GR20 en 10 jours du nord au sud et je vous recommande mon choix. En effet, j’avais plus d’énergie au début pour attaquer les portions techniques du GR20 situées dans le nord. Quant au sud, ce n’est pas technique mais ce sont de longues journées, donc mon corps était déjà bien habitué à marcher.

🔁 Quelles sont les variantes du GR20 ?

Voici la liste des variantes possibles sur le GR20 :

  • Variante des crêtes (étape 9) : Petra Piana → L’Onda, elle suit une ligne de crête au lieu de descendre en vallée. Elle est très panoramique mais plus exposée.
  • Variante du Monte d’Oro (étape 10) : L’Onda → Vizzavona, l’ascension du Monte d’Oro (2 389 m). C’est une des plus belles variantes mais elle est très physique.
  • Variante du Monte Renoso (étape 12) : Capannelle → Prati, passage par le Monte Renoso (2 352 m). C’est un terrain minéral et une très longue étape.
  • Variante du Monte Incudine (étape 14) : Usciolu → Asinau, passage par le plus haut sommet du sud du GR20. C’est une variante très sauvage et engagée.
  • Variante des Aiguilles de Bavella (étape 15) : Asinau → Paliri, passage au cœur des aiguilles de granit rouge. Cette variante est plus technique que le GR mais beaucoup plus belle et grandiose.

🚶‍♂️ Faire le GR20 avec un guide ou sans guide ?

Il est possible de faire le GR20 sans guide, en autonomie, ou avec un guide. Personnellement, j’ai choisi de faire le GR20 en 10 jours en tente, en autonomie, sans guide, car j’ai l’habitude de marcher et de faire mes randonnées seule, sans guide.

Cependant, partir faire le GR20 avec un guide permet d’assurer une sécurité, une bonne organisation, un itinéraire bien construit et un soutien. Un guide ne sert pas seulement à guider, il va vous transmettre des connaissances sur la faune et la flore. Vous pourrez lui poser vos questions sur les montagnes qui vous entourent ou encore les animaux que vous apercevez en chemin.

🗺️ Mon itinéraire pour faire le GR20 en 10 jours en tente

Le GR20 est très bien balisé. Les marquages sont composés de deux lignes horizontales blanches et rouges. Il y a également beaucoup de panneaux sur le sentier indiquant la direction à prendre. Vous pouvez tout de même acheter une carte papier ou télécharger la trace GPX afin de l’utiliser sur votre montre.

Jour 1


Si vous êtes arrivé la veille à Calenzana, vous pouvez dormir au Camping Calenzana. Comptez 10 € en tente avec douche chaude, prises et cuisine équipée. D’ailleurs, pour ce début de GR20, prenez environ 4 jours de nourriture. Vous vous réapprovisionnerez dans 3 jours et demi à la station de ski de Castel de Vergio.

Pour cette première étape sur le GR20, du nord au sud, le sentier débute à Calenzana. Il s’agit d’une belle montée jusqu’au refuge Ortu di u Piobbu. La vue est magnifique, à la fois sur les montagnes mais aussi sur la Méditerranée. Attention, le chemin est en plein soleil, ne faites pas la même erreur que moi et partez très tôt le matin, quitte à avoir un peu plus de temps au refuge l’après-midi pour vous reposer. Dans tous les cas, vous devez partir avant 11 h (d’après un arrêté préfectoral), au risque de vous prendre une amende. C’est notamment en raison des risques d’incendie récurrents dans la région.

Cette première étape du GR20 vous donne également un avant-goût de ce qui vous attend : premiers cailloux, premières chaînes, premiers passages à escalader, mais rien de bien méchant.

Une fois au refuge Ortu di u Piobbu, vous pouvez dormir sur place. Spoiler alert, c’est ici que j’ai vu mon plus beau coucher de soleil de tout mon GR20.

Jour 2


Pour cette deuxième journée du GR20 en 10 jours, préparez-vous, vous allez faire deux étapes en une journée. Ça a été une de mes journées les plus dures physiquement et mentalement de ce GR20.

La première étape de cette journée se fait jusqu’au refuge de Carrozzu. Il s’agit d’une montée raide, puis d’un passage sur la crête avant de faire une descente, elle aussi très raide, qui casse les jambes. Ce n’est que des cailloux avec plusieurs passages à escalader. Ainsi, si vous n’avez pas l’impression d’avancer, c’est normal. Cependant, les paysages sont vraiment à couper le souffle.

Une fois au refuge de Carrozzu, vous pouvez en profiter pour faire votre pause déjeuner avant de repartir faire la deuxième étape de cette journée. Il s’agit du même profil que l’étape précédente : montée raide, crête, descente raide, cailloux, passages délicats et vue grandiose.

Pour ma part, il faisait très chaud, le soleil tapait fort, ça rajoutait une difficulté supplémentaire. Cette étape a été dure. D’autant plus que j’ai trouvé qu’il y avait plusieurs passages techniques et compliqués nécessitant les mains. Puisque j’ai le vertige, ça m’a demandé une énergie en plus pour contrôler ma peur. Mais ne lâchez rien, vous pouvez le faire ! Encore une fois, prenez le temps de profiter de la vue sur ces montagnes corses qui est juste magique.

Vous risquez de commencer à sentir quelques douleurs dans les genoux suite à ces deux descentes très raides et interminables.

Une fois au refuge d’Asco, vous pouvez dormir sur place. J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de monde dans ce refuge. En même temps, c’est un passage quasi obligatoire puisqu’il est situé dans les étapes techniques du GR20 et que les personnes doublent rarement les étapes à ce niveau-là.

Jour 3


Il s’agit d’une « petite » journée sur le papier, puisque vous n’avez que 10 km. Mais oui, vous avez bien lu, j’ai mis 7 h 30 (hors pauses) pour les réaliser. Autant vous dire que ce sont 10 km assez techniques et peu roulants. Cette étape est réputée pour être une des plus éprouvante du GR20.

Vous débutez par une montée assez raide avec beaucoup de cailloux et quelques passages techniques où il faut mettre les mains, jusqu’au col Bocca Crucetta. Une fois au col, la vue à 360 degrés est juste magnifique. Vous pouvez aussi laisser votre sac pour faire un aller-retour de 2 h jusqu’au Monte Cinto (2 706 m), le point culminant de la Corse.

Le GR20 continue ensuite sur la crête avec une belle vue sur le lac du Cinto en contrebas avant de passer de l’autre côté de la montagne. Attention, il y a un passage assez technique et vertigineux à ce niveau-là, prenez bien votre temps.

Ensuite, une belle et longue descente vous attend. Une des pires du GR20, elle va vous casser les genoux. Vous arrivez ensuite au refuge de Tighjettu. Vous pouvez dormir sur place, si vous avez réservé en avance. Pour ma part, il n’y avait plus de place, j’ai décidé de continuer jusqu’à la bergerie de Vallone pour dormir sur place. D’ailleurs, je vous la recommande. En plus, il y a des sortes de piscines naturelles dans la rivière, un régal pour se rafraîchir si, comme moi, vous avez eu une journée ensoleillée et chaude.

Jour 4


Aujourd’hui, il s’agit de l’étape la plus « roulante » de la partie nord du GR20.

Vous commencez tout de même par une montée assez raide dans les rochers jusqu’au refuge de Ciottulu di i Mori. Vous avez ensuite une descente sur la crête puis dans la vallée, assez roulante mais assez longue.

Vous arrivez ensuite à la station de ski de Castel de Vergio. Si vous faites le GR20 en autonomie, c’est le moment de refaire le plein de nourriture. Il y a une petite épicerie où vous trouverez votre bonheur (ils proposent aussi gratuitement des prises et du Wi-Fi). Prenez environ 3 jours de nourriture. Dans cette station de ski, il y a également des restaurants, si jamais vous voulez vous faire plaisir.

Continuez ensuite sur le GR20. Il s’agit d’un sentier roulant entre montée dans la forêt, puis sur la crête avant d’arriver au lac de Nino. Personnellement, j’ai adoré ce type de paysages. Il y a des vaches et des chevaux sauvages. Je me suis crue un peu au Kirghizistan par moments.

Marchez ensuite jusqu’à la bergerie d’Inzecche où vous pouvez passer la nuit. Si vous aimez la viande, je vous conseille de prendre le menu du soir. Les portions sont énormes !

Jour 5


Vous commencez cette journée par un chemin plat et roulant à travers les prairies jusqu’au refuge de Manganu.

Puis une grosse montée dans les cailloux vous attend. Une fois le col passé, vous longez la crête. C’est un profil de petites montées et descentes dans les cailloux avec quelques passages techniques équipés de chaînes, notamment une de 15 mètres (d’ailleurs, c’était plus simple de ne pas l’utiliser). Prenez le temps d’admirer la vue sur les lacs en contrebas car c’est un spectacle pour les yeux. C’est magnifique !

Vous finissez ensuite la journée par une montée dans les cailloux puis par une descente raide et cassante pour les genoux jusqu’au refuge de Petra Piana, où vous pouvez dormir.

Jour 6


Cette journée marque la dernière étape du GR20 nord avant d’attaquer le sud du GR20.

Depuis le refuge de Petra Piana, vous commencez par une descente dans les cailloux avant de retrouver un chemin plat et roulant à travers la forêt. Vous pouvez sinon prendre la variante par les crêtes qui est plus technique mais magnifique.

Vous faites ensuite une petite montée jusqu’au refuge de l’Onda.

Puis c’est parti pour attaquer la montée la plus sportive de la journée jusqu’au col Bocca Muratellu. De l’autre côté, une descente sur des cailloux plats vous attend (attention, ça peut être glissant en cas de pluie).

Vous rejoignez ensuite un sentier dans la forêt. En chemin, vous pouvez faire un arrêt à la Cascade des Anglais pour vous rafraîchir. Attention, cette cascade marque le retour à la civilisation, il y a pas mal de touristes qui viennent à la journée.

Puis vous arrivez à Vizzavona, marquant la fin du GR20 nord et le début du GR20 sud.

À Vizzavona, vous pouvez dormir sur place au camping Alzarella. C’est ici aussi que vous allez vous réapprovisionner en nourriture. Prenez environ 4 jours de nourriture pour finir ce GR20.

Jour 7


C’est parti pour débuter la partie sud du GR20. Depuis Vizzavona, vous commencez par une belle montée jusqu’au col Bocca Palmente. La vue est magnifique une fois en haut.

Puis, vous continuez sur un sentier relativement plat jusqu’au refuge d’E Capannelle. Profitez-en pour faire votre pause déjeuner ici.

Vous continuez ensuite le sentier du GR20 jusqu’au Col du Verde où vous pouvez dormir. Cette portion est assez roulante, il y a quelques passages dans la forêt et quelques magnifiques vues sur les montagnes. Si vous avez le budget, sachez que le camp du Col du Verde propose un barbecue !

Jour 8


Depuis le Col du Verde, vous avez une montée qui débute dans la forêt avant d’arriver au col Bocca d’Oru. La vue est imprenable sur les montagnes et la Méditerranée. C’est magique !

Vous rejoignez ensuite le refuge de Prati avant de marcher en direction du refuge d’Usciolu. Cette section est une de mes préférées du GR20 sud. Entre les montagnes rocheuses, les passages de crête et les vues à couper le souffle, j’ai adoré. Cette section est assez physique, mais il n’y a rien de technique comparé au nord du GR20.

Attention, il n’y a pas de source d’eau entre ces deux refuges, prévoyez suffisamment d’eau. Mais bon, j’ai envie de vous dire que c’est le cas la majeure partie du temps, vous trouverez de l’eau principalement dans les refuges d’étape. Dans tous les cas, prenez toujours avec vous au moins 2 litres d’eau et une gourde filtrante (avec mon code LAMA15, vous avez 15% de réduction sur la gourde de Humagreen) si vous croisez des rivières ou des ruisseaux en chemin.

Une fois au refuge d’Usciolu, le sentier emprunte les crêtes, c’est vraiment magnifique. Puis vous avez une descente dans la forêt et un chemin plat jusqu’à la bergerie de Basseta où vous pouvez passer la nuit.

Jour 9


Vous commencez cette journée en marchant sur une piste. En chemin, vous passez par la bergerie de Matalza et la bergerie d’I Croci.

Ensuite, vous avez une belle montée jusqu’au col Bocca Stazzunara dans la montagne à travers les genêts, c’est super beau.

Une fois au col, une descente assez raide mène jusqu’au refuge d’Asinau, mais rien d’horrible comparé aux descentes dans le nord du GR20. Profitez-en pour faire votre pause déjeuner.

Le sentier du GR20 continue à descendre jusqu’à l’embranchement avec la variante alpine des Aiguilles de Bavella. Prendre la variante réduit les kilomètres et le temps de marche mais ajoute un peu de dénivelé. Cependant, je vous recommande à 100 % de prendre cette variante pour la beauté des paysages ! Personnellement, j’ai suivi le GR20 car il y avait des risques d’orages quand j’y étais, et je ne vous le recommande pas (si il n’y a pas d’orage pour vous). Le chemin n’offre aucune vue et c’est très long.

Une fois au col de Bavella, il y a plusieurs cafés et restaurants. En effet, c’est un endroit assez touristique car beaucoup de personnes viennent y passer la journée pour marcher aux Aiguilles de Bavella.

Rejoignez ensuite le refuge de Paliri où vous pouvez dormir. Le sentier est composé d’une montée puis d’une descente à travers la forêt.

Jour 10


Dernier jour de ce GR20 en 10 jours. Avant de commencer votre journée de marche, c’est ici, au refuge de Paliri, que vous verrez l’un des plus beaux levers de soleil de ce GR20. Allez au niveau du terrain de pétanque et admirez la vue.

Puis c’est parti pour rejoindre Conca. Au programme, vous avez environ deux montées et de la descente. La vue est assez sympa.

Votre arrivée à Conca marque la fin du GR20 ! Vous pouvez être fier de vous, comme j’ai été fière de moi. Le GR20 est l’un des GR les plus durs mais aussi l’un des plus beaux !

Une fois à Conca, vous pouvez prendre la navette pour rejoindre la route principale ou même Porto-Vecchio. Attention, il s’agit d’un minibus, il y a très peu de places, c’est premier arrivé, premier servi. Comptez 8 € le trajet et les horaires sont les suivants : 9 h, 11 h, 14 h, 16 h et 18 h.

⛴️ Comment se rendre en Corse depuis le continent ?

Pour se rendre en Corse depuis le continent, vous pouvez soit prendre l’avion (vous pouvez réserver votre vol sur ce site pour le trouver au meilleur prix), soit prendre le ferry depuis le sud de la France. Il y a plusieurs ports d’arrivée en Corse, choisissez celui le plus près de votre point de départ du GR20.

Une fois en Corse, pour rejoindre Calenzana ou Conca, vous avez des bus (attention, les horaires sont limités, vous pouvez consulter ce site), quelques covoiturages sur BlaBlaCar, sinon vous pouvez faire du stop (ça marche plutôt bien en Corse).

Personnellement, j’ai pris un ferry de nuit à Sète, direction L’Île-Rousse. J’ai ensuite trouvé un covoiturage qui m’a amenée directement à Calenzana pour débuter mon GR20 du nord au sud.

☀️ Quelle période choisir pour faire le GR20 ?

Il est possible de faire le GR20 de juin à septembre. Avant et après, il y a des risques de neige rendant certaines sections impraticables et dangereuses.

Les meilleures périodes pour réaliser le GR20 sont la deuxième quinzaine de juin et la première quinzaine de septembre, les températures sont moins chaudes qu’en juillet et août. Cependant, c’est à ces périodes qu’il y a le plus de monde, notamment en juin. Juin est aussi le mois où les jours sont les plus longs, permettant aux randonneurs de faire de longues journées. C’est d’ailleurs à cette période qu’il y a la majorité des traileurs réalisant le GR20 en des temps records. Si vous avez le choix, privilégiez donc le mois de septembre.

Beaucoup de randonneurs choisissent de faire le GR20 en juillet ou en août aussi, mais attention, il fait chaud, les chaleurs peuvent être écrasantes et étouffantes, apportant une difficulté supplémentaire au GR20.

🥵 Est-ce que le GR20 est difficile ?

Oui, le GR20 est difficile. Il est considéré comme l’un des GR les plus difficiles d’Europe. En effet, il y a énormément de passages techniques, voire dangereux, notamment dans la partie nord du GR20. À plusieurs moments, ça s’apparente davantage à de l’escalade qu’à de la randonnée.

Je recommande d’être un randonneur expérimenté ou qui a l’habitude de marcher si vous souhaitez vous lancer sur le GR20. Personnellement, j’ai fait de nombreuses randonnées exigeantes dans le monde comme le Tour des Annapurnas au Népal, le Tour du Mont-Blanc en France ou encore la traversée de la Nouvelle-Zélande à pied sur le Te Araroa Trail, et le GR20 a été l’un de mes treks les plus difficiles, notamment au niveau de la technicité du terrain. Si vous voulez rendre le GR20 moins difficile, ne doublez pas les étapes, notamment dans le nord, pour avoir de plus petites journées et la possibilité de vous reposer et de récupérer.

🎒 Ma liste de matériel pour le GR20

J’ai dédié un article complet à ma liste de matériel que j’emporte en randonnée, en trek et en bivouac. Je vous invite à le consulter, il s’agit du matériel que j’ai emporté avec moi sur le GR20 en 10 jours en tente, en autonomie.

🛒 Comment se ravitailler en eau et en nourriture sur le GR20 ?

🚰 Se ravitailler en eau sur le GR20

Comme je l’ai expliqué précédemment, il y a 16 étapes sur le GR20 avec un refuge à chaque étape. Ainsi, à chaque étape, vous trouverez une source d’eau, souvent potable mais pas tout le temps. Entre les étapes, j’ai vu très peu de ruisseaux ou de rivières. Je vous recommande d’emporter avec vous au minimum 2 litres d’eau entre chaque étape.

Pour finir, je vous recommande d’emporter avec vous un système de filtration de l’eau pour la rendre potable. Personnellement, j’utilise cette gourde filtrante, un indispensable à avoir avec soi en randonnée et en trek.

🌯 Se ravitailler en nourriture sur le GR20

Dans cet article, je vous propose de faire le GR20 en 10 jours en autonomie, c’est-à-dire en emportant avec vous votre nourriture. Comme indiqué dans l’itinéraire détaillé, vous pouvez faire vos ravitaillements dans les « grosses » supérettes situées notamment à Calenzana, à Castel de Vergio, à Vizzavona et à Conca.

Sinon, sachez qu’à chaque refuge d’étape ainsi que dans les bergeries, il y a des épiceries d’appoint ainsi que des repas proposés.

Pour résumer, si vous avez le budget, vous pouvez ne rien emporter avec vous, sauf quelques snacks, et manger directement en chemin dans les refuges et les bergeries.

💰 Mon budget pour faire le GR20 en 10 jours en tente

J’ai fait le GR20 en 10 jours en tente, en autonomie. Voici mon budget :

  • Hébergement : 108 €. Au total, j’ai fait 3 nuits en camping, 3 nuits en bivouac en bergerie et 4 nuits en bivouac en refuge d’étape.
  • Courses : 100 €. J’ai fait mon ravitaillement dans les supérettes en chemin, donc c’est un peu plus cher que dans les gros supermarchés.
  • Restaurants : 40 €. Je me suis fait quelques plaisirs (restaurant à Vizzavona, boissons et un peu de nourriture dans les refuges).

Au total, faire le GR20 en 10 jours en tente, en autonomie, m’aura coûté 248 €.

À cela, vous devez ajouter vos coûts de transport pour vous rendre au départ du GR20, à Calenzana ou à Conca en Corse, en fonction de si vous le faites du nord au sud ou du sud au nord, ainsi que les dépenses faites en matériel si vous avez dû en acheter. Ces deux sources de dépenses sont variables et propres à chaque personne, donc je ne les ai pas insérées dans le budget ci-dessus.

Bien évidemment, ce budget correspond au mien et n’est pas fixe. Vous pouvez dépenser plus en vous faisant plaisir sur l’hébergement en réservant en refuge ou en mangeant les repas proposés en bergerie ou au refuge.

🤗 Mon avis sur le GR20

Beaucoup disent que le GR20 est l’un des GR les plus difficiles mais également l’un des plus beaux, et bien il porte bien sa réputation. En effet, vous n’allez pas sur le GR20 pour faire une balade de santé mais pour relever un vrai défi sportif et mental, notamment dans la partie nord qui vous donnera du fil à retordre. Les passages techniques et dangereux vont mettre votre corps et votre esprit à rude épreuve, notamment si, comme moi, vous avez le vertige. Mais ces efforts sont vite récompensés !

Le GR20 est l’un de mes treks préférés en termes de beauté des paysages. C’est magnifique entre les montagnes corses, qui sont uniques en leur genre, et les vues jusqu’à la mer Méditerranée lorsque vous passez certains cols. Il y a aussi une belle diversité de paysages entre le nord et le sud du GR20, c’est complètement différent et très complémentaire. Vous verrez des montagnes aux crêtes rocheuses, des prairies avec des lacs et des chevaux sauvages ou encore des forêts de pins.

Pour résumer, j’ai adoré ce GR et je vous recommande de le faire au moins une fois dans votre vie ! Bon trek !


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Toujours dans la thématique des treks à faire en France, je vous invite à lire mon article Tour du Mont Blanc en 7 jours en tente : itinéraire, étapes et bivouac.

La bise poilue !

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